la galerie d'Ésmé

Ésmé est née de parents d’origine grecque immigrés en France dans les années 30 pour y trouver des conditions de travail plus favorables.

La famille est installée à Sartrouville où s’est constituée une communauté grecque.

Peu avant la 2ème guerre mondiale, elle perd son père. S’ensuit alors une période de privation pour la famille. Sa mère déménage la famille dans le 20ème arrondissement où elle travaille à faire des ménages.

Ésmé est une élève brillante mais doit arrêter sa scolarité à 16 ans pour commencer à travailler. Le bac, elle l’obtiendra à plus de 40 ans.

La vie d’Ésmé a été riche en rencontres tant dans son environnement que lors de voyages. Vers la fin des années 50, elle rencontre Werner, un munichois qui deviendra son mari et avec qui ils auront deux enfants.

Orthodoxe de naissance, elle s’est engagée avec ferveur dans la religion catholique et a parfois été très impliquée dans la vie de l’église. Elle était aussi profondément de gauche, sans dogmatisme ni radicalisme plutôt guidée par l’attention et la bienveillance envers les plus fragiles.

A la fin de sa carrière professionnelle en 1990, Ésmé s’inscrit aux cours de peinture de Dominique Chauveau, rue Clavel. Elle y développera son art pendant plusieurs années, tant en atelier qu’en extérieur.

La plupart des tableaux réunis dans cette collection proviennent du travail à l’atelier de peinture. Au cours de ces années, elle a développé son style bien à elle que l’on retrouve sur de nombreux tableaux.

Ésmé nous a quitté vers la fin de l’année 2021 et nous a laissé cette collection de toiles, dessins et poèmes que nous partageons aujourd’hui avec vous.
Voici un texte écrit par Dominique Chauveau, son professeur de peinture :
 

Ésmé

 

 Elle est poète comme elle est peintre.

Naturellement et sans effets.

Sans efforts.

Un sens inné de l’harmonie.

De la couleur.

Une touche originale et forte.

       Un regard franc,

       une grande fraîcheur.

comme de l’enfance retrouvée

ou jamais perdue.

 

Une femme, une artiste

authentique et vraie.

 

       « L’art ne fait que des vers. Le cœur seul

          est poète ».

 

chez Ésmé, en poésie comme en peinture,

c’est toujours le cœur qui parle.

Pas besoin de rimes dans ses

       « poèmes sans vers ».

« Croyiez-vous qu’on peignît, disait Chardin, avec de la couleur ?

       On peint avec des sentiments ».

 

C’est la force des sentiments,

et leur douceur,

qui donnent à ses œuvres,

       si attachantes

       si émouvantes

cette « belle simplicité »

si profondément

si sensiblement

            humaine.

 

       la candeur

       qui est la vraie richesse

                            des cœurs simples.

 

D.C

avril 2023

 

 
 
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